La loi néguentropique de conservation est l’évidence même car tout le vivant évolutif ne se justifie et ne prend racine que sur l’acquis qui devient « inné » dans ses transmissions comme la cause devient l’effet.

Rien ne naît de rien et la continuité est la loi naturelle la moins contestable. Ainsi l’acquis ne disparaît pas : il se recycle en d’autres formes, d’autres espaces en d’autres « temps » mais reste marqué du sceau de ses singularités. Si les pluralités d’acquits créent sans relâche un monde différent dans son infinité quantitative, l’acquit singulier, unique et pour cela majeur en qualité, s’ajoute tout simplement à ceux qui l’ont précédé sans y perdre pour cela la marque de son originalité indélébile.

C’est cet acquis singulier, unique en soi, indestructible car immatériel (l’on peut dire Spirituel) que la Métamatique nomme FONCTION.

La Fonction est donc bien celle d’ÊTRE définissant le « SOI » dans son acception la + haute, dans l’Axiomatique « Croix de lumière » qui nous fonde à la fois ÊTRE et « humain ».

Il nous faut marteler avec force, encore et encore, cette antienne qui sous-tend toute la Métamatique (et constitue « l’Enjeu » de l’Etoile de chacun) : il n’y a pas d’ÊTRE sans Existence !

Dans « l’Absolu » l’ÊTRE n’existe pas. Il est principe : « Il n’y a pas d’Être en dehors de l’Être » (Augustin)

Dans le relatif il ne peut exister sans l’existence comme le Sujet qui, n’ayant pas d’objet est un non-sens « absolu ».

Les prétendus « Monistes » (ceux du « non-deux divin ») imaginent un Tout indifférencié et illusoire où ils se réfugient sans pour cela disparaître à nos sens car le « bonheur n’est pas de ce monde » comme disent les chrétiens et leur présence même crée une incontournable dualité.

« Tout est dans le tout » et Tout est interconnecté à tout ». Quelle équation subtile ! Ainsi je devrais ressentir sur ma joue inter-reliée au « Tout », le battement d’aile du papillon voletant de fleur en fleur sur la troisième lune de Sirius !

Cette immense boule de l’univers en expansion est bien trop vaste pour ma tête et comprime de sa déraison toute modestie qui dès lors, végète !

La limite est saine quand « Tout » s’efface pour faire place à la relativité. Je vois pour ma part les influences planétaires ou inter planétaires comme ces « Monades » qu’a suggérées Leibniz qui, au-delà des « énergies » subtiles qu’elles pourraient avoir sont aussi des centres vibratoires/ondulatoires s’accordant (ou pas) et se groupant AVEC d’autres « Monades » pour former des « égrégores » que l’on nommera COURANTS ou « Hiérarchies ».

Ces courants de « Monades » - qui sont toujours UNIQUES – en qualité – forment des « corps substantiels » à vocations diverses et tous orientés en intentionnalité. Ils induisent et recueillent les existences –Monades de « chaque Unique », les assimilent en gardant leur spécificité. Les « Monades » subsistent donc à l’intérieur du courant formant cet « AGAPE » des FONCTIONS que nous espérons dans le concept et l’enseignement Métamatique, mettre en mouvement ici.

Le piège dans lequel s’enferment les monistes, c’est que leur SOI n’est pas distinct du principe qu’ils posent comme « unique ».

Dans cette optique aveugle, il est clair qu’il n’y a pas de « SOI » donnant ainsi raison à M. Bouddha Primer. Et dans ce cas, « circulez, il n’y a Rien à Voir » !

Ainsi le Monisme (dit Spirituel) rejoint le matérialisme du Theravada si tant est qu’il s’en soit éloigné.

Pour nous qui posons « Deux principes » comme le YIN et le YANG, Mani et les Albans mais aussi comme Pythagore, Platon, Aristote, Descartes, Leibniz et quelques milliers d’autres chercheurs de vérité, ces « Deux principes » intangibles étant générateurs par fécondation réciproque, ils se retrouvent, inséparables et inséparés, distincts mais en complémentarité dans Tous les cas d’existence depuis la matière concrétisante jusqu’aux « visions » (ou entéléchies) les plus éthérées.

Ainsi pour notre « SOI » majoritairement essentiel mais ne pouvant ÊTRE sans ce qui le qualifie – soit l’acquis de la Fonction – la néguentropie butinée dans l’existence est sa Base, son socle, sa « matière » lumineuse.

La Fonction est le produit de « la personne » mais la dépasse infiniment car elle procède de cet essentiel en puissance qui l’a initiée.

La Fonction/Monade que l’on nomme aussi « SOI » ne vient en existence ou dans la chair (la personne) que pour y accoucher d’un PLUS et s’y perfectionner dans le cadre d’une évolution spirituelle qui dépasse de loin celui, étroit, de la « personne » passagère et limitée.

Ainsi s’expliquent les « réincarnations » qui ne sont pas celles de « personnes » mais des Fonctions dont elles ont accouché.

Ces « germes » fertilisent et fécondent de vies en vies, de corps en corps, au SERVICE exclusif du courant, qui les ont permis et se groupent en "agapé".

La Fonction-Monade de « chaque UN » (chacun) est donc plus essentielle qu’un « avoir » et c’est pourtant l’essentiel de l’avoir. C’est pour « in-diquer » l’inversion des valeurs à réaliser par la Connaissance que l’Etoile nous désigne l’Enjeu de l’arcane XX.

Au centre même de « l’Etoile de chacun », l’Unité (1) de la Monade est figurée par l’Être et son « avoir » (2) soit la somme et sa base, l’axiome unique et pluriel (+), qu’il est de notre Fonction de retrouver.

Mais c’est l’universalité des « Deux principes » qui réalisent leur Unité ; c’est pourquoi nous avons 2 et 1 (21) notre être lumineux en croix (de lumière) ! Méditer l’inversion…

Que la « Monade » soit double, voilà qui pourrait surprendre ceux qui confondent dans « UN fourre-tout » Monade et « Monisme ».

Reprenons notre précieux « Dictionnaire de la philosophie » (op. cit.) à l’article adéquat :

« Monade : Unité indivisible conçue comme la source d’une multiplicité. Jadis synonyme d’atome. Le concept a été appliqué de différentes manières par différents philosophes.

Chez les Pythagoriciens, la Monade est première, le principe des ÊTRES d’où tout le reste dérive. Platon prend ce terme d’origine Pythagoricienne pour évoquer parfois les idées. Pour Leibniz….les Monades sont singulières, toutes différentes les unes des autres, toutes douées d’appétition, et de perception sans préjudice de facultés supérieures.

Une monade comprend un principe actif appelé « âme » ou forme substantielle (ou encore entéléchie) et un Principe passif appelé Masse ou matière première.

Comme il n’existe, selon Leibniz pas de matière sans esprit, la monade est une force simple, de nature spirituelle, éternelle, un point métaphysique ».

Ainsi comme le perçoit Leibniz si la Monade – quoique UNIQUE, hors espace et hors temps – est à la fois une « force » (pôle d’énergie caractérisant la matière) ayant la nature d’un point Métaphysique (soit spirituelle), on peut en conclure que la « Monade », si elle est bien Unique contient et FONCTIONNE par l’apport de ces DEUX (principes).

Notre FONCTION produite et dépassant le concept de Personne est bel et bien de l’intégrer de façon à ce qu’au-delà des existences corporelles, elle féconde et génère tout en ne cessant d’ÊTRE une entité singulière.